Vendre du métal physique est un moyen d’obtenir des liquidités à partir d’un avoir en métal d’investissement, mais ce n’est pas la seule structure possible. Dans le cadre d’un dispositif de liquidité adossée au métal, un métal précieux physique éligible peut servir de garantie pour un emprunt.
Plutôt que de vendre l’actif, le propriétaire nantit le métal pour soutenir un prêt ou une facilité de crédit. Cela crée de la liquidité tout en permettant au métal d’investissement de rester dans la structure de conservation, sous réserve des conditions de financement.
Que signifie « garantie » ?
Une garantie est un actif nanti pour sûreté d’une obligation. Si de l’or physique sert de garantie, le prêteur s’appuie en partie sur la valeur de cet or lorsqu’il accorde un crédit. L’emprunteur conserve un intérêt économique dans le métal, mais l’actif est soumis à des restrictions, car il garantit l’obligation en cours. Le prêteur acquiert donc des droits opposables en vertu du contrat applicable.
Le métal n’a pas besoin d’être vendu
C’est la distinction centrale avec une vente ordinaire de métal d’investissement. Dans une vente :
le métal est échangé contre des liquidités.
Dans un prêt garanti :
le métal permet d’accéder à des liquidités tout en restant nanti.
L’emprunteur reçoit un financement plutôt que le produit d’une vente.
Le métal peut rester auprès d’un conservateur professionnel au lieu d’être transféré dans le stock de vente ordinaire du négociant.
Comprendre le ratio prêt/valeur
L’un des concepts clés du prêt garanti est le ratio prêt/valeur, généralement abrégé en LTV (loan-to-value).
Le LTV compare le montant emprunté à la valeur attribuée à la garantie.
Par exemple, si un métal éligible était évalué à 100 000 $ et qu’une facilité permettait d’emprunter 55 000 $ en contrepartie de cette garantie, le LTV serait de 55 %.
Cela ne signifie pas que l’emprunteur a vendu 55 % du métal.
Cela signifie que le principal du prêt représente 55 % de la valeur de garantie retenue pour ce calcul.
Alloy Capital Commodities décrit un service de liquidité adossée au métal fondé sur 55 % de la valeur spot. L’éligibilité, l’évaluation et les conditions de financement effectives dépendent de l’accord commercial spécifique et doivent être confirmées avec le service concerné.
Pourquoi les prêteurs ne financent normalement pas 100 % de la valeur
La valeur des métaux précieux peut évoluer.
Si un prêteur avançait la totalité de la valeur actuelle de la garantie, même une baisse de prix relativement faible pourrait laisser le prêt insuffisamment couvert.
Un LTV inférieur à la pleine valeur de la garantie crée une marge de sécurité.
La marge requise dépend des conditions de financement et des contrôles de risque établis par le prêteur.
Les variations de prix comptent toujours
Le métal nanti reste exposé aux variations du prix de marché.
Si la valeur du métal d’investissement baisse sensiblement, le rapport entre le prêt en cours et la valeur de la garantie change. Selon le contrat, cela peut entraîner des exigences ou des conséquences supplémentaires.
Ce sont des risques de financement contractuels qu’il convient de comprendre avant d’utiliser du métal comme garantie.
La conservation devient particulièrement importante
Un prêteur doit pouvoir vérifier que la garantie existe et reste sous conservation contrôlée.
Le métal alloué, l’identification des produits, les registres d’évaluation et les restrictions de retrait peuvent donc devenir des éléments importants de la facilité.
L’emprunteur ne peut généralement pas traiter le métal nanti comme librement retirable tant qu’il garantit une obligation en cours.
La liquidité sans liquidation immédiate
L’objectif fondamental de la structure est simple.
Un détenteur qui a besoin de liquidité peut être en mesure d’accéder à des liquidités sans vendre d’abord le métal physique.
Mais cela introduit une nouvelle relation juridique et financière. Le métal d’investissement n’est plus simplement un bien stocké. Il constitue désormais une garantie soutenant une dette, ce qui mène directement au concept suivant : la sûreté.